Pourquoi se relaxer et méditer ?

La relaxation et la méditation permettent de diminuer le stress, l’angoisse, l’anxiété, la colère, la douleur, l’hypertension, difficultés à s’endormir, la fatigue… Se relaxer et méditer permet également d’améliorer le bien être, le système immunitaire, la concentration, l’attention, l’écoute…

De plus en plus sollicité·es par les obligations de la vie moderne !

Si le temps de travail théorique a diminué depuis le début du siècle dernier, le temps d’occupation de notre cerveau ne cesse d’augmenter. L’arrivée de la radio, de la télévision, d’internet, le développement des ordinateurs, smartphones… font que nos oreilles et nos yeux sont en permanence grands ouverts dirigés vers le monde qui nous entoure.

La science avance et c’est une bonne chose !

Mais la palpitation de la vie actuelle fait que notre corps et notre esprit ne trouvent plus le temps de se retrouver seuls « face à face ». Sans pour autant tous succomber aux méfaits du burn-out, nous ressentons le besoin de faire des pauses. Les techniques de relaxation et de méditation se développent mais comment faire le tri entre relaxation corporelle, relaxation guidée, méditation transcendantale, méditation de pleine conscience, hypnose, sophrologie, zazen…

Toutes ces techniques sont supposées nous apporter de la détente.

La relaxation corporelle

Généralement lorsque nous parlons de relaxation, en particulier à la fin d’une séance d’activité physique, nous nous adressons au corps « physique ».

Les étirements permettent d’allonger les muscles qui ont été sollicités en contraction, de manière à leur redonner une longueur habituelle et éliminer les toxines.

A la fin d’une séance de Yoga, il peut être proposé de s’allonger, détendre quelques instants tout le corps puis de contracter très fortement une jambe (et son pied) durant quelques secondes avant de relâcher d’un coup (en une fraction de seconde). Dans la pratique, nous la levons de quelques millimètres et la laissons retomber de tout son poids après quelques secondes. Il peut être proposé de le faire une ou deux fois, de le faire une fois les orteils dirigés vers les genoux, une autre les orteils en extension vers l’extérieur… après avoir fait de même sur l’autre jambe, vous levez légèrement un bras (puis l’autre) en contractant tous les muscles tout en tendant et écartant les doigts. Ensuite il est possible de lever le bassin en contractant les muscles du corps de manière à reposer sur le sol par les talons et les épaules (ou l’arrière de la tête). Vous pouvez terminer par les muscles du visage en les contractant comme si vous vouliez rapetisser votre face puis en ouvrant le plus largement possible les yeux, la bouche (tirez la langue) durant quelques instants.

La relaxation Yogique se fait souvent en portant son attention sur chaque partie du corps, l’une après l’autre, muscles après muscle, en incluant ou pas les organes. La relaxation peut se faire du bas vers le haut, ou inversement, elle peut se faire coté gauche puis coté droit…

L'homonculus de Penfield

Mais, alors que nous relâchons musculairement différentes tensions, il est bon de connaître la relation entre le corps et le cortex (la substance grise recouvrant les deux hémisphères du cerveau). Wilder Penfield (1891 – 1976) a participé à l’élaboration de ce que nous connaissons comme l’homoncululus de Penfield qui permet de connaître les corrélations entre le corps et le cerveau ; il apparaît par exemple, vu de notre cerveau, que nos mains, de part leur complexité et possibilité, occupent une place beaucoup plus importante que nos bras.

Cette représentation influence grandement la façon de réaliser les relaxations corporelles. Elle explique le fait que votre prof de Yoga vous demande de relâcher plus particulièrement les mains (en insistant sur chaque doigts) et le visage (les yeux, les lèvres, la langue…).

Si la relaxation corporelle induit une certaine relaxation du cerveau, il est possible de poursuivre la détente en augmentant la relaxation mentale. La encore, il existe différentes manière d’opérer.

Les visualisations qui peuvent se décliner de différentes façons :

  • Boules d’énergie de couleur (rouge, orange, jaune…) que vous pouvez simplement regarder comme étant au dessus de vous, mais que vous pouvez également porter sur tout ou partie de votre corps.
  • Un arbre millénaire représentant la force.
  • Un cours d’eau représentant le temps qui passe.
  • Un arc-en-ciel symbole de l’éphémère.
  • Un lieu dans lequel vous aimez vous détendre. Il peut être réel ou virtuel.
  • Un chemin que vous parcourez : c’est votre chemin de vie.
  • L’écoute de sons, bruits, chants, musiques… le tout évidemment amenant vers la détente.
  • L’absence de bruit, lumière, vibration… Mais cette espace de temps méditatif n’est pas accessible par tous

Mais si la relaxation corporelle induit une certaine détente mentale, la relaxation mentale procure également une détente musculaire.

Bien dans son corps : bien dans sa tête !
Bien dans sa tête : bien dans son corps !

La relaxation guidée

Qui a déjà pratiqué, ou tenté de le faire, sait à quel point il est difficile de rester concentré sur une image ou un son ! C’est là qu’intervient le professionnalisme de votre prof de Yoga ou de votre relaxologue qui vous guide sur le chemin du lâcher-prise en vous maintenant attentif sur sa voix tout en vous laissant descendre un peu plus entre chaque phrase.

Dans quelques temps, je mettrai ici quelques liens vous permettant de vous relaxer aux rythmes de mes paroles.

La relaxation guidée peut ne servir qu’à relaxer ! Mais elle peut également être utilisée à des fins thérapeutiques : alors que vous commencez à lâcher-prise, alors que les barrières intellectuelles ou mentales se lèvent, alors que vous entrez dans un état où conscience laisse place au subconscient, votre relaxologue peut continuer à vous guider tout en intégrant dans ses « ballades », des phrases, des mots clés sensés déverrouiller certains de vos blocages. Ainsi la relaxation guidée peut aider ceux qui souhaitent arrêter de fumer, ceux qui ont peur du vide, ceux qui manquent de confiance en eux…

L’hypnose

Peut-on parler d’hypnose ou plutôt d’autohypnose ? En effet, quelque soit les qualités du professionnel qui vous permet de vous glisser dans un état d’hypnose, il ne fait que vous aider, vous guider, mais c’est bien vous et vous seul qui acceptez, ou pas, de vous mettre dans cet état.

Dans les faits, cet état est assez proche (pour ne pas dire plus) de l’état de relaxation guidée que nous venons de voir.

Il est essentiel d’établir un climat de confiance entre le guidé et le guidant. Seules une confiance absolue fera sauter les verrous mentaux, les freins, les doutes.

Cette pratique se répand en cabinet justement pour aider celles et ceux qui ont besoin de casser certaines images (comme celle de la cigarette, du vide, du père autoritaire, de la mère castratrice…). Elle est également utilisée à l’hôpital afin de diminuer les doses de médicaments chimiques utilisés contre la douleur ou pour diminuer celles des produits anesthésiants.

La sophrologie

Nous devons cette méthode au neuropsychiatre Alfonso Caycedo qui s’appuyant sur l’hypnose, la relaxation, les technique de Yoga et le Zen japonais l’a développé dans les années 1960. Là encore, nous retrouvons les techniques de relaxation guidée !

Généralement les séances s’articulent ainsi :

  • Une phase d’échanges durant quelques minutes
  • Une phase de relaxation dite dynamique car elle se pratique debout ou assis en effectuant différents mouvements
  • Une phase d’échange permettant de positiver les ressentis de la séance.

Nous sommes tous constitués de la même manière et pourtant tous différents ! Certains seront attirés par telle pratique alors que d’autres le seront par d’autres. Le choix de la méthode dépend également (et surtout) du professionnel qui vous guidera dans votre démarche. Ce qui compte ce n’est pas la méthode utilisée mais le résultat !

La méditation

Si pratiquer régulièrement la méditation peut apporter sérénité et détente ; il ne faut pas confondre ces deux disciplines.

La relaxation guidée, l’hypnose ou la sophrologie font appel à un « guide » qui va conduire vos pensées le long de chemins ou ballades tranquilles. Votre mental s’apaise car vous n’avez rien d’autre à faire que d’écouter et vous laisser bercer par la voix (ou la musique…). Le professionnel aguerri fera des pauses entre chaque phrase pour que la détente s’accentue mais il reprendra la parole avant que votre mental ne se remettre en activité. Tout est dans le dosage, le débit, la longueur des phrases et des silences. Il est possible d’apprendre à s’auto-relaxer mais l’exercice reste particulièrement difficile à effectuer sans une aide extérieure.

La méditation se pratique seul, face à soi-même. Bien sur durant votre apprentissage il est possible d’être guidé, mais ce guide ne vous emmènera pas dans des visualisations, dans des promenades. Non, il se contentera, dès qu’il sentira que vous avez repris le suivi de vos images mentales, de vous conseiller de ramener votre attention sur la respiration ou sur un objet que vous pouvez avoir posé devant vous… il existe différentes façon de méditer. Notons, la encore, que le super ingénieur en mathématiques n’a pas appris, dès son initiation, à résoudre des équations à x inconnues à l’aide d’intégrales. Il a commencé, comme nous tous, à apprendre les chiffres, puis les additions, les soustractions… Mais tout comme il n’est pas nécessaire d’avoir son BAC +10 en mathématiques pour faire ses comptes mensuels, il n’est pas nécessaire de pouvoir rester de longues heures sans qu’aucune pensée ne vienne perturber le silence mental pour tirer profit de ses petits moments méditatifs. D’ailleurs, il convient également de faire la distinction entre le but ultime pouvant être recherchée par des méditants experts et l’apprentissage de la méditation.

Nous pouvons dire que l’inverse de la méditation consiste à suivre les idées et images qui défilent l’une après l’autre dans le cerveau. Vous le savez, nous partons chercher quelque chose dans la pièce voisine et à peine arrivée sur place nous ne savons plus ce que nous voulions ; mais entre deux de multiples pensées ont traversé notre esprit. Mais notez de suite que si l’inverse de méditer, c’est suivre le fruit de ces pensées, chaque fois que le flux s’arrête, vous êtes en phase de méditation. Chaque jour, nous traversons des centaines (et plus) de moments méditatifs, mais nous ne nous en rendons pas compte. Pratiquez consciemment la méditation, c’est simplement commencer à prendre conscience de cela puis laisser ces moments devenirs de plus en plus nombreux et de plus en plus longs. Tout simplement !